PHILIPPE MICHEL. C’EST QUOI L’IDÉE?

29 mars 2007 12:30

«Le marketing s’est nourri de la richesse des choses et des gens alors que le projet, si l’on veut que de la valeur se crée, est de nourrir les choses et les gens»

Une réflexion menée par un homme de publicité et que l’on s’approprie avec joie tant elle touche la création en général.
"C’est quoi l’idée?", un livre, vivant, lucide, incisif, généreux…

PHILIPPE MICHEL. C’est quoi l’idée?
Création, publicité et société de consommation.
ÉDITIONS MICHALON

Libellés : , ,

Haut de page | Page de l'article >

PRODIR DESIGN RECORD

27 mars 2007 09:17

Un rêve d’industriel.

Giorgio PAGANI a fondé PREMEC leader mondial dans la production de composants pour les instruments à écrire, puis PRODIR produisant des stylos pour la communication d’entreprise.

Sous l’égide de Guido CASPARIS, véritable chef d’orchestre de l’entreprise, PRODIR est devenue incontournable dans son secteur faisant du stylo et de son système de présentation un véritable média.

Un designer a joué un rôle déterminant dans cette réussite: Christoph SCHNUG.
Disposant de peu de produits – c’est une volonté stratégique de l’entreprise - Christoph SCHNUG a proposé de développer une infinité de couleurs, de traitements de matières, de variantes, dont la qualité et l’effet de gamme sont impressionnants. Les packagings, les messages, le traitement graphique, jusqu’aux stands et à la revue pending font de PRODIR un véritable cas d’école, remarquable, terriblement efficace.

Christoph SCHNUG s’est aussi investi dans la création de certains stylos avec le même souci du détail et de la qualité. Un regret, que la marque ne soit pas grand public.

Les produits DS1 et DS3 que nous avons créés il y a plus de 12 ans sont toujours exploités, le DS3 ayant pulvérisé des records de quantités: plusieurs centaines de millions de pièces.

www.prodir.com

Stylos Prodir DS1 et DS3

Libellés : , , ,

Haut de page | Page de l'article >

STARCK Philippe

20 mars 2007 10:52

18/03/2007 > Libre cours – Anne Sinclair – Invité Philippe Starck – France Inter:
«Philippe Starck est l'homme qui donne, depuis 20 ans, ses lettres de noblesse au design français. On lui doit le Café Costes des Halles, disparu aujourd'hui, les appartements privés de Mitterrand à l'Elysée, des hôtels dans le monde entier, mais aussi un nombre impressionnant d'objets du quotidien : un réveil, des couteaux et des fourchettes, des robinets pour les salles de bains, des tabourets en plastique transparents déclinés en plusieurs couleurs, une poussette, une assiette pour bébé, des lampes, des chaises argentées, un fauteuil intitulé Louis Ghost, qui modernise et tourne en dérision le fauteuil Louis XVI et son médaillon, et même une balayette pour nettoyer la cuves des toilettes. Il travaille les formes autant que la matière, la détournant de son utilisation habituelle. On trouve du Starck à tous les prix, et si certaines pièces coûtent très cher, d'autres démocratisent le luxe parce qu'elles sont belles et abordables. Il est le premier à se moquer des objets et de la matière. Ce qu'il veut, c'est nous aider à épurer notre intérieur, à le vider du superflu, encombrant, inutile et souvent laid, et à y mettre du Beau, pour nous faire du bien.»

Non il ne faut pas s’énerver et surtout ne pas dire du mal de son voisin.
Donc on ne s’énerve pas et on ne dit pas de mal. On livre seulement ce texte de présentation, pour réflexion, à qui le souhaite.

Après le ministère de l’identité nationale proposé par Mr Sarkozy on peut tenter le ministère du bon goût?

Gnome. Edition KARTELL. Design Philippe Starck.

Libellés : ,

Haut de page | Page de l'article >

«Un conseil, investissez dans le design !»

16 mars 2007 17:18

Non, ça n’est pas l’exhortation d’un ministre de l’industrie à des industriels confrontés à la concurrence internationale, ni celui d’un fond d’investissement qui s’empare d’une industrie, encore moins celui d’un chef d’entreprise en recherche de diversification.

Non, non et non: c’est le simple conseil d’un brocanteur spécialisé dans le design – Benoît – qui constate sa montée en puissance dans les ventes aux enchères et auprès des collectionneurs. Des années 70 on passera bientôt aux années 2000 tant la spéculation des collectionneurs sur les ‘’œuvres’’- produits- en panne d’art, est importante.

Pris entre la décoration, la brocante et les ventes aux enchères, le design stratégique, clé du développement des entreprises, a vraiment du soucis à se faire en matière de communication…

Vu sur FR3 / Des racines & des ailes / mercredi 4 mars 2007 / Antiquités, brocantes, vide-greniers: les nouvelles tendances.

Libellés : , , , , ,

Haut de page | Page de l'article >

NORAL - Norvège

05 mars 2007 18:55

La société NORAL conçoit et fabrique principalement des luminaires pour l’extérieur en milieu urbain, parcs ou jardins.
A l’origine de l’entreprise, des modèles classiques qui ont fait le tour du monde et dont la qualité de conception et de fabrication est incontestable, mais…

Ce qui a poussé NORAL au changement :
- Imité dans ce registre par de nombreuses sociétés dont les coûts et la qualité sont moindres, NORAL a perdu des parts de marché.
- Les demandes des architectes, l’évolution des besoins, les nouveaux contextes urbains requièrent des produits et des stratégies nouvelles.

O.Disk fait partie du renouveau de NORAL.



[Lire la suite]

Paradoxalement, loin des codes d’origine de l’entreprise, c’est un produit de forme emblématique qui véhicule les valeurs de l’entreprise au niveau de la qualité, des matériaux, du service.
L’impact visuel est certain associé à une capacité d’intégration quels que soient les milieux.

Ce produit a d’emblée été accepté comme un produit NORAL.
Ce qui souligne la capacité qu’ont les entreprises, plus qu’elles ne le croient, de pouvoir se décaler vers de nouvelles expressions.
La rupture, si elle existe, est positive quand elle accompagne les valeurs de fond de l’entreprise.
O.Disk est un succès commercial…

NORAL a reçu, avec O.Disk, le Honours Award for Design Excellence décerné par le Norwegian Design Council en novembre 2004

NORAL
Norwegian Design Council














3D et animation par i-réel

Libellés : , ,

Haut de page | Page de l'article >

DESIGN DÉPLOIEMENT. PROSPECTIVE COURT TERME.

 18:13

Vitrac (Pool) – le Design(Pool) – a fait du Design déploiement et du conseil son activité de référence dans le domaine du design produit.
Intervenir en amont, participer aux analyses et décisions, être impliqué dans les développements en aval, sont ce que l’on peut rêver de mieux dans ce métier.

Paradoxe et constat : si l’élément majeur dans l’activité des entreprises est le produit, il est rarement au cœur de leur réflexion et surtout de leurs moyens.
Absence de vision stratégique à moyen terme, pas – ou peu – d’organisation dédiée à la recherche et à la créativité, manque d’approche méthodologique, sont de véritables freins.
La difficulté est de se sortir de son vécu et de se projeter pour faire évoluer son offre. Trop d’immobilisme "culturel", peur du risque ou des risques supposés, un marketing, quand il y en a un, plutôt gestionnaire que visionnaire…

[Lire la suite]

Hors il y a toujours un ou des besoins latents.
La difficulté à formuler les interrogations et à imaginer des approches méthodologiques a tendance à les renvoyer aux calendes grecques.

Alors, le Design Déploiement ?

Le design est là non pas pour imposer une vision mais comme force de proposition, qui anticipe, qui ouvre des voies, qui crée les conditions de choix et donc facilite les décisions d’orientation.

Le déploiement c’est du prospectif à court terme. Sans tomber dans la science fiction, mettre à niveau leur offre, entre technologie, valeur d’usage et appropriation par les individus, relève déjà d’une approche ‘’prospective’’ pour bon nombre d’entreprises.

Il serait temps d’utiliser le design comme une véritable ressource, un outil d’investigation créative dédié aux stratégies d’entreprises.

Le design déclenche.
Le déploiement est une simple méthode (une attitude) basée sur la créativité
Il s’agit d’imaginer, de projeter largement des hypothèses de produits, services, liés à un questionnement.
Le déploiement est une confrontation avec des utilisateurs concernés.
Valider les niveaux et la qualité d’appropriation des concepts par les individus, sur le fond, est un enrichissement exceptionnel.
Le déploiement permet de situer et de connaître les capacités pour une entreprise à porter ou non telle ou telle innovation, tel discours, telle intention.
C’est une véritable immersion, instructive, dans le territoire de la marque.

C’est dans cet enchaînement d’actions que se définit le mieux la spécificité du design, au delà des exercices de style, alliant l’ immatériel à l’élaboration tangible de projets.


L’entreprise se propose.
Il est évident que beaucoup de tout cela repose sur une théorie sans ambiguïté.

Les marchés sont aujourd’hui à facettes multiples.
L’analyse des tendances est de l’ordre de la prédiction ou d’exercices de gourous. Tous les goûts sont dans la nature et tout peut changer vite et sans prévenir.
La mondialisation et l’échange rapide de biens étant sans équivoque, naviguer dans le monde de l’industrie requiert d’avoir le pied marin.
En théorie donc, suivre le marché ne fait plus les entreprises mais ce sont les entreprises qui créent les marchés.

Par ailleurs, il y a les "tendances lourdes" ignorantes des styles . Elles sont plus au niveau de l’éthique de vie ou de comportements face à la santé, à l’écologie, à la gestion des ressources, au partage et à la connaissance…
Ces tendances impliquent des changements dans le comportement de chacun de nous, c’est vrai.
L’entreprise qui existera demain est une entreprise qui s’affiche dans ses intentions, qui anticipe et qui propose.
A elle de légitimer et de fonder ses actions en regard des gens et de leurs préoccupations.
A elle de savoir aussi les dépasser.

(A suivre)

Libellés :

Haut de page | Page de l'article >