Ralph CAPLAN (Redécouverte)

16 décembre 2007 18:55

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Youpi ! Un livre qui n’a pas vieilli tant rien n’a vraiment changé !

Il est heureux, revigorant de savoir qu’il y a des gens qui réfléchissent.
Des gens qui vous permettent de vous positionner entre ce qu’ils vous disent et votre pratique…
Ralph Caplan, journaliste, écrivain, consultant en design, curieux, véritablement engagé
« … :the design process has more to do with your life than you may think. »
et néanmoins critique a réalisé, avec rigueur et humour, une analyse d’une rare clarté sur les enjeux du design : BY DESIGN.

« The trajectory of design has been moving from the design of objects to the design of the situations in which objects are made and used. »

Il est remarquable de voir que ce design de situation, dans lequel la création d’ objets est légitimée, avait déjà un sens évident. Ce pourrait être un vrai sujet d’actualité. On en est loin et dans 90% des cas à l’opposé.
C’était en 1982.
Lu à cette époque et relu aujourd’hui, son actualité est dramatiquement intacte : rien n’a quasiment changé…

BY DESIGN – St. Martin’s Press New York 1982
Nouvelle édition – Fairchild Books 2005



Ralph CAPLAN, suite et prétexte.

« The difficulty lies not in learning what is wanted, but in being able to provide it »


Une question soulevée parmi tant d’autres dans le livre BY DESIGN à laquelle nous avons envie de faire écho.

Budgets études (tests en tous genres) contre budget création.

Vouloir connaître les attentes du marché à travers des tests est illusoire.
Au mieux on obtient des « instantanés » de situations existantes. Un état des lieux qui, dans le contexte de la distribution actuelle, n’ouvre pas franchement sur de l’innovation.

Vouloir contracter une assurance de succès en testant un produit est, plus que souvent, aussi illusoire.
Un, parce que le produit qui arrive en test est déjà le fruit d’une sélection souvent arbitraire dans les tuyaux d’une entreprise, deux parce que tout le monde le sait (enfin, devrait le savoir…), le succès est la résultante d’actions multiples engageant la marque, sa communication, son organisation commerciale et que le produit ne peut être sorti de son contexte.

Quand à jouer les pythies pour savoir ce que réclame l’utilisateur…?
Il n’y a pas de demande spécifique d’un marché.
Il y a des réactions à des offres, réactions qui permettent l’optimisation ou le renouvellement des solutions.

Qui aurait pu imaginer le développement du téléphone mobile ?
Sûrement pas l’utilisateur en amont.
Mais c’est lui en aval qui, s’appropriant le produit, induit une part de son évolution.
Le mobile est une invention technologique rattrapée, dépassée par son utilisateur : la manière qu’il a de s’en servir et d’en détourner l’usage est un véritable enseignement.

En prendre connaissance ? Rien de plus simple.
Continuer à anticiper ? C’est plus difficile.

Dans tous ces questionnements la dimension créative est absente dans la plupart des entreprises tous secteurs confondus.
Si l’esthétique finit par tourner en rond, les budgets de recherche au niveau du design, des concepts d’usages, des interfaces, des matériaux sont nuls.
Nous sommes pourtant au cœur du développement et des enjeux stratégiques de l’entreprise.

La création (design) vaut 10, la réassurance (tests en tous genres) 100.
Dix centimes sont investis pour la graine, cent pour les insecticides.

On aura peut-être une offre qualifiée le jour ou la tendance s’inversera ?




Ralph CAPLAN (Rediscovered),

Hurray ! a book that hasn't aged as nothing has really changed!


It is good and invigorating to know that people think.
People who allow you to situate yourself between what they say and what you do…
Ralf Caplan , a journalist, writer & design consultant clearly analyses, with rigour and humour, the stakes of design
with BY DESIGN.
« … :the design process has more to do with your life than you may think. »
« The trajectory of design has been moving from the design of objects to the design of the situations in which objects are made and used »

It is remarkable to see that this "design of the situations", in which the creation of objects has become legitimate, already had an evident meaning. This could be a real subject for today;
it is not at all the case, but almost the opposite.
It was 1982.
Read then and read again today it remains dramatically relevant as nothing has changed.

BY DESIGN – St. Martin’s Press New York 1982
Nouvelle édition – Fairchild Books 2005




Ralph CAPLAN, sequel and pretext.

« The difficulty lies not in learning what is wanted, but in being able
to provide it »
This is a question amongst others asked in the book BY DESIGN; we feel like repeating it.

Study budget (consumer marketing tests) against creative budget.

It is an illusion to rely on tests in order to acquire a knowledge of the market expectations...
At the best, you can get an idea of the existing situation. And this does not lead to real innovation.

It is also an illusion, more often than not, to rely on tests for assuring products success.

First, because the product that is tested has already been conceived and arbitrarily selected within the company; secondly (everybody should know that...) : success is the result of multiple factors including the brand, its communication, its commercial set up and the product cannot be taken out this context.

But you can't look into the crystal ball to know what the users want...
There is not a specific need for a market.
There are only reactions to offers , which allow the improvement or the renewal of solutions.

Who could have predicted the development of the mobile phone ?
The idea definitely did not originate from the user.
But the appropriation by the users partly induced the evolution of the product.

The mobile phone is a technological achievement overtaken by its users : the way they use and divert the function is a real lesson.
To notice it is simple. To go on anticipating is more difficult.

The creative dimension is absent from all these questions in most companies, in every field.
If the aesthetics go round in circles, the research budgets, including design, functional concepts, products interface and materials are non existent.
We are nonetheless at the heart of the development and strategy of the company.
On a scale of one 10 to 100, creation (design) equals 10 and testing, 90.
10 cents are invested for the seeds, and 90, for the insecticides.

We shall maybe have a better offer the day the tendency is reversed.

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COPY MAKERS Lettre à « Monsieur DINGTAO »

29 novembre 2007 10:37

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Dans l’univers de l’industrie, il arrive plus que fréquemment de découvrir des copies de produits que nous avons créés et ce à partir du moment où ils sont industrialisés et commercialisés avec succès.

Dernier cas en date, des copies quasi conformes de produits développés pour et par RIVADOSSI (Italie) réalisés par DINGTAO (Chine) et découverts à la foire de Canton.

Du point de vue du designer, de l’initiateur de l’idée, cela peut nous être égal sur la forme (qu’est ce qu’une idée … ?), mais plus difficile a accepter sur le fond qui est de l’ordre du pillage et de l’irrespect total des autres.
Difficile parce que des gens, RIVADOSSI, se sont investis et ont investi dans un projet qui est aussi un projet industriel, économique, de marché et d’évolution de leur discours, de l’identité de leur marque.

S’inspirer, pourquoi pas : les revues sont pleines de produits qui n’en finissent pas de se reproduire à la façon des amibes, certains avouant leur source d’inspiration d’autres faisant semblant de rien.
Et puis on peut éventuellement considérer ça comme un processus d’évolution ou d’optimisation normal ?

Mais la copie servile pour le profit et par total manque d’imagination, « Monsieur DINGTAO », est une pratique stérile et honteuse.

Elle est de l’ordre du mépris et du vol.

Vous avez en Chine une véritable émergence de jeunes designers : servez vous en.

Mais peut être que vous manquez tellement d’imagination que, même ça, vous ne pouvez l’imaginer.



Compare with the originals


COPY MAKERS: letter to « Mister DINGTAO »

In the industrial world, it happens more and more often that we come across copies of products which we have designed, once they have been manufactured and commercialised with success.

The latest case : products developed by and for RIVADOSSI (Italy) copied almost identically by DINGTAO (China), which were discovered at Canton trade fair.

From the point of view of the designer, who came up with the idea in the first place, it might not be that important "in the form" (what is an idea after all ?) but it becomes unacceptable "in substance", because we are actually dealing with spoliation ant a total lack of respect for other people.

It is also difficult to accept because people at Rivadossi have invested time and energy in a project which represents their brand and identity.
To get an inspiration is not a problem : magazines are full of products similar to one another, all in the same spirit, some recognising their inspiration and others not. This might be considered as a normal process of evolution and inovation...

But it is a disgrace and a shame to make a straightforward copy for mere economical gain; this "Mr Dingtao" shows disrespect and theft.

There are in China, many up and coming young talented designers : please, use them.

But maybe you lack the imagination to see this.

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Flashfilm, interview of JPV

20 novembre 2007 13:27

Interview de Jean Pierre Vitrac par le webzine flashfilm.com / Interview of Jean Pierre Vitrac by flashfilm.com

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DESIGN CONTRE DESIGN

08 octobre 2007 18:30

Si c’est un match, une confrontation dont il s’agit, alors c’est raté.
C’est un match nul. Zéro à zéro. D’ailleurs quel design contre quel design? Mystère. De l’aveu même de son commissaire, le nom n’a que le sens que chacun veut bien lui donner.
Cela donne bien le niveau de l’intention.
«Le mot design est en crise…» dixit Monsieur Gaillemin, ‘’maître de conférences’’ et commissaire de l’exposition.

Le mot design est peut être en crise (pour certains?) mais une chose est certaine il est racoleur. A lui seul il permet de faire exister cette exposition d’objets, assemblés selon un propos purement subjectif, qui se prétend démonstratif. Pour l’anecdote, on y apprend que François-Xavier Lalanne est - si l’on suit l’intitulé de l’exposition - designer d’objets du quotidien. Ne lui dites pas, il se croit sculpteur.

Mais peu importe l’exposition, regardable sous une autre appellation ou prétexte.
Je retiens seulement un propos: non le design n’est pas en crise comme vous l’affirmez, non, le mot n’est galvaudé que par les gens qui, de toute façon, n’ont aucune idée de ce dont ils parlent. Le design n’est pas une pratique floue écartelée entre les arts plastiques et l’industrie, le design n’est pas limité à la caricature pseudo créative que vous en donnez, le design n’est pas un mouvement d’expression kitch ou maniériste pour individus branchés, entre bricolage et artisanat de luxe etc. etc. etc….

Le design est une activité incontournable dans de nombreux secteurs d’activités, totalement intégré ou extérieur. Il vient au cœur des stratégies de développement des entreprises. A elles d’en assumer le niveau d’expression. Au plan international le statut du design n’est pas polémique, la pratique quotidienne est vive, diversifiée.
Le design se porte bien, merci.

Le i.pod c’est du design? Industriel? Vraiment? vous êtes sûr?
Pourtant, c’est tellement….

Design contre Design
Galeries nationales du Grand Palais 75008 Paris


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LASSANT!
C’est quoi le design? Peut on parler d’autre chose?

25 avril 2007 12:01

Pour la énième fois, quelqu’un se pose la question du mot design. (1)
Pour la énième fois, on essaie de débattre entre futilité et efficacité.
Pour la énième fois, on parle du design comme s’il n’était que le fait des designers.

Quand acceptera-t-on la diversité, la pluralité de ce métier ou tout du moins de cette ‘’activité’’.
Qu’est ce que cela peut faire qu’il y ait des designers décorateurs, des branchés, des théoriciens, des gourous, des visionnaires, des ‘’plancheurs’’ de bureaux d’étude, des asservis du marketing, des nombrilistes, des ‘’people’’…?

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Talents et diversité
Cette diversité, sur le fond, est sa richesse. Le monde du design est rempli de beaucoup plus de talents que l’on imagine. Tout y est possible, alors pourquoi le refuser. Sa production dans tous les genres est certainement ce qui, à la longue, a permis aux gens, aujourd’hui, d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit (On le constate au quotidien même si l’offre ne suit pas).

Pourquoi éprouver le besoin d’expliquer à chaque fois la signification du mot design, et pourquoi la définition change t’elle radicalement en regard du point de vue? Le mot architecture ne recouvre t’ il pas la Pyramide du Louvre, la Jin Mao Tower de Shanghai, le Guggenheim de Bilbao, les barres d’immeubles de Sarcelle, les pavillons en tout genre, le Parthénon, les centres Leclerc…
Qui s’en émeut?

Plutôt que cette énième mise en cause du mot, ce serait tellement plus important d’essayer de comprendre et de dialoguer avec les véritables commanditaires de ce métier, les industriels, les entrepreneurs, les distributeurs.

Les «mots»
Quand on dit «Aux designers de jouer, d’inventer avec économie, mais aussi avec un indispensable besoin d’aventure, d’humour, de narration, de relecture, de poésie et de fête.» (2), qui peut être contre? On est partant, mais on oublie que les mots aventure, humour, relecture, poésie, fête, et aussi, risque, engagement, don, expérimentation, sont des mots que l’on entend rarement dans les salles de réunion des industriels et des distributeurs.

On connaît le moteur, il est purement économique.
Qu’il y ait du sens, de l’image, des préoccupations écologiques, cela passe par la case économie, parce que ce sont les moyens aujourd’hui de capter des utilisateurs qui seront de plus en plus exigeants. Tout du moins, sur ce dernier point, nous l’espérons.
Il est affligeant de voir à quel point cette profession de designer est positionnée loin de ses enjeux, par nous mêmes (les designers) et par les médias.
Le design de rêve, le design de passion, le design qui expérimente des voies nouvelles, au delà du folklore, c’est celui qui devrait arriver jusqu’à nous.

Ni les industriels ni la grande distribution n’en ont l’idée ou l’envie.

Avec votre magazine à la main, Intramuros, Domus, Interni, Experimenta ou Ideat, parcourez les Carrefour, les Darty, les Conforama, les Leroy Merlin et essayez d’y retrouver vos envies…

Le jour où ça se fera c’est que les designers auront su utiliser leur créativité pour convaincre les seuls décisionnaires, ceux qui ont le pouvoir d’investir, de produire et de distribuer.
Le design est un métier complexe et ça n’est pas une mince affaire.

(1) Prodesign, éloge du design utile. Jacques Bosser. La Martinière
(2) Manifeste antifautes de style: Anne-Marie Fèvre – Libération du 20 avril 2007

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PHILIPPE MICHEL. C’EST QUOI L’IDÉE?

29 mars 2007 12:30

«Le marketing s’est nourri de la richesse des choses et des gens alors que le projet, si l’on veut que de la valeur se crée, est de nourrir les choses et les gens»

Une réflexion menée par un homme de publicité et que l’on s’approprie avec joie tant elle touche la création en général.
"C’est quoi l’idée?", un livre, vivant, lucide, incisif, généreux…

PHILIPPE MICHEL. C’est quoi l’idée?
Création, publicité et société de consommation.
ÉDITIONS MICHALON

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LE DESIGN PRODUIT OU DESIGN "INDUSTRIEL"

13 février 2007 19:10

DEFINITIVEMENT OUI !
Oui, le design produit est un vecteur de développement, incontournable, pour les entreprises de tous ordres.
Oui, le design produit s’investit en amont dans la recherche, l’investigation créative, la prospective, et tout cela, dans un contexte spécifique, celui que représente à chaque fois le caractère particulier, unique, de chaque entreprise.
Oui le design produit se doit d’accompagner le projet de l’amont à sa concrétisation, parfois jusqu’à la communication et aux modes de présentation.

Le véritable acteur, le décisionnaire, celui qui s’engage à produire et à divulguer et commercialiser le produit, c’est l’entreprise.
Il s’agit de trouver un équilibre entre ses contraintes économiques et le besoin évident de qualifier ses produits, son offre, son discours.
Si l’on veut aujourd’hui des produits de plus grande qualité répondant aux nouvelles éthiques de développement et à l’attente d’utilisateurs, entre offre matérielle et immatérielle, la qualité du binôme entreprise/designer dans des actions conjuguées alors là, devient essentielle.

DEFINITIVEMENT NON !
Non, le design produit ne se limite en aucun cas à la production ‘’d’œuvres’’ ponctuelles autoproclamées.
Non à l’hyper médiatisation du design entre bricolage pseudo inventif et marché de la décoration de luxe.
Non à cette caricature de la création, enfermée sur elle-même, alors que le véritable potentiel de ce métier est ailleurs et immense.

En termes de conception, il y a loin de la pièce unique à la série.
Et nous défendons la série. C’est elle qui permet la mise à disposition de produits élaborés pour le plus grand nombre. C’est elle qui permet de développer de nouvelles technologies.
Si l’image en est souvent affligeante, c’est par manque d’imagination des entreprises, par peur de la prise de risques, par manque de vision stratégique, mais aussi par manque de véritables interlocuteurs dans ce domaine.
Décider une entreprise à présenter un prototype dans un salon, c’est jouable.
La décider à innover à grande échelle et en continu, là est le véritable enjeu auquel devraient se confronter les designers.
On en est encore loin…

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BLA BLA BLA DESIGN

 18:47

Métier en construction depuis plus d’un demi-siècle, le Design n’en finit pas de "frémir".
Le discours n’a pas changé et aurait même tendance, au regard des ambitions affichées de nos illustres prédécesseurs à s’appauvrir.
Essayer de s’exprimer sur le fond – en dehors des colloques professionnels – et vers les univers professionnels les plus divers, relève de l’utopie tant les médias concernés sont rares.
Dans un esprit pragmatique et sans autre ambition que celle de transmettre au minimum, et dans le désordre, un peu de nos expériences, (BLOOG) NEWS va donc devenir notre média (Merci le net).
En vrac et en fonction de la météo, nous ferons part de réalisations, de cas d’études, réussites ou échecs, de réflexions critiques – qui n’engagent que nous - de nos espoirs qui sont immenses pour les métiers de la création. Enfin, on verra bien…

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